Il est difficile de situer avec précision la naissance de la presse écrite. Certains historiens en font remonter les origines à l'antiquité, cependant, une majorité d'auteurs s'accordent à définir celle-ci sur la base de deux critères: l'utilisation de l'imprimerie (avec la mise au point de la typographie, en 1438, par Johannes Gutenberg) et la périodicité. Ces deux facteurs ne se sont réunis qu'au tout début du XVIIème siècle, époque à laquelle les nouvelles commencent à se diffuser efficacement.
Au Moyen Âge, celles-ci circulent sous la forme de feuilles imprimées occasionnelles. Elles répondent en fait à un besoin croissant d'information des banquiers et des marchands italiens et allemands, mais aussi à une attente grandissante des lecteurs. Ces feuilles volantes ne paraissent pas de façon régulière, même si parfois elles forment des séries numérotées.
C'est au cours du XVIème siècle que des publications annuelles ou semestrielles de nouvelles commencent à voir le jour.
Au siècle suivant, diverses tentatives de publications hebdomadaires ou bimensuelles apparaissent, probablement dues au fait que les courriers postaux quittent les grandes villes une fois par semaine. Elles naissent essentiellement dans les villes allemandes, dans les Pays-Bas autrichiens et dans les Provinces-Unies, et le phénomène se diffuse ensuite en Angleterre, en France, en Italie et dans le reste de l'Europe. Elles contiennent en général des informations concernant la politique extérieure et les guerres, des informations pratiques (annonces, objets perdus, spectacles, prix des produits agricoles...) et des chroniques judiciaires. La politique intérieure est peu évoquée, en raison notamment du contrôle étroit exercé par le pouvoir sur la
presse. Au cours des XVIIème-XVIIIème siècles, la presse ne cesse de se développer et suscite progressivement l'intérêt de public. Cependant, hormis en Angleterre et dans les Provinces-Unies, elle subit une très stricte censure et fait dans chaque pays l'objet d'un
monopole concédé par l'État, ce qui explique son impossibilité à être critique et la persistance de multiples publications sous le manteau. D'autre part, son impact demeure encore limité: elle s'adresse en effet à des groupes sociaux restreints qui maîtrisent la lecture et l'écriture et qui peuvent s'offrir le prix de ces feuilles de nouvelles. Elle est enfin pour le moment peu considérée par les élites intellectuelles qui lui préfèrent les livres, brochures ou pamphlets pour diffuser leurs idées.
Il faut attendre le milieu du XIXe siècle, la Révolution industrielle et les mesures favorisant l'instruction pour que ce développement soit effectif. La presse écrite connaît alors un véritable âge d'or. Elle occupe en effet une position de monopole de fait, avant que la radio et la télévision ne s'imposent à leur tour. Elle est de plus favorisée par les changements politiques qui amènent les républicains au pouvoir en France: la loi sur la liberté de la presse est ainsi promulguée le 29 juillet 1881.
Cette naissance progressive de la presse s'explique par différents facteurs, politiques, économiques et intellectuels, qui ont notablement accru la soif de nouvelles en Occident. La Renaissance, puis la Réforme multiplient les curiosités. Les grandes découvertes élargissent en effet l'horizon des Européens, intéressés par les nouvelles venues du Nouveau Monde. Les progrès des échanges bancaires et commerciaux entraînent également un développement parallèle des échanges d'informations, tandis que les débats entre les savants, puis les échanges philosophiques, suscitent de même un besoin croissant de connaissances actualisées.
Au Moyen Âge, celles-ci circulent sous la forme de feuilles imprimées occasionnelles. Elles répondent en fait à un besoin croissant d'information des banquiers et des marchands italiens et allemands, mais aussi à une attente grandissante des lecteurs. Ces feuilles volantes ne paraissent pas de façon régulière, même si parfois elles forment des séries numérotées.
C'est au cours du XVIème siècle que des publications annuelles ou semestrielles de nouvelles commencent à voir le jour.
Au siècle suivant, diverses tentatives de publications hebdomadaires ou bimensuelles apparaissent, probablement dues au fait que les courriers postaux quittent les grandes villes une fois par semaine. Elles naissent essentiellement dans les villes allemandes, dans les Pays-Bas autrichiens et dans les Provinces-Unies, et le phénomène se diffuse ensuite en Angleterre, en France, en Italie et dans le reste de l'Europe. Elles contiennent en général des informations concernant la politique extérieure et les guerres, des informations pratiques (annonces, objets perdus, spectacles, prix des produits agricoles...) et des chroniques judiciaires. La politique intérieure est peu évoquée, en raison notamment du contrôle étroit exercé par le pouvoir sur la
Il faut attendre le milieu du XIXe siècle, la Révolution industrielle et les mesures favorisant l'instruction pour que ce développement soit effectif. La presse écrite connaît alors un véritable âge d'or. Elle occupe en effet une position de monopole de fait, avant que la radio et la télévision ne s'imposent à leur tour. Elle est de plus favorisée par les changements politiques qui amènent les républicains au pouvoir en France: la loi sur la liberté de la presse est ainsi promulguée le 29 juillet 1881.Cette naissance progressive de la presse s'explique par différents facteurs, politiques, économiques et intellectuels, qui ont notablement accru la soif de nouvelles en Occident. La Renaissance, puis la Réforme multiplient les curiosités. Les grandes découvertes élargissent en effet l'horizon des Européens, intéressés par les nouvelles venues du Nouveau Monde. Les progrès des échanges bancaires et commerciaux entraînent également un développement parallèle des échanges d'informations, tandis que les débats entre les savants, puis les échanges philosophiques, suscitent de même un besoin croissant de connaissances actualisées.